Depuis de nombreux mois, les élus du Maine Saosnois se mobilisent pour solutionner le problème de la démographie médicale. Avec détermination, ils parviennent à trouver des solutions en faveur de la population. Sur le territoire, plusieurs médecins, notamment espagnols, se sont installés. Un soulagement pour les patients. Et une situation sanitaire en nette amélioration. Reste cependant que la vigilance et la mobilisation restent de mise.

Besoin de trois médecins à Marolles

Géraldine Vogel, première vice-présidente du Maine Saosnois, en charge de la démographie médicale, en est pleinement consciente et ne cesse de travailler à l’arrivée de nouveaux médecins généralistes sur le territoire.
« Nous avons actuellement une problématique du côté de Marolles-les-Braults. Le docteur Olive, médecin libéral, a fait valoir ses droits à la retraite. La mairie de cette ville, qui a déjà fait le choix de salarier un médecin, a lancé le recrutement d’un deuxième généraliste salarié. De notre côté, nous avons fait appel à un nouveau cabinet de recrutement pour trouver un médecin libéral. Dans cette commune, il faudrait idéalement trois médecins pour répondre aux besoins de la patientèle », annonce Géraldine Vogel.

Heureusement, l’élue peut compter sur la coopération sans faille des médecins du territoire pour l’aider.
Le docteur Pedro Schwartz, qui avait pris récemment ses fonctions à Bonnétable, a décidé de venir remplacer le docteur Olive à Marolles-les-Braults. « Il s’est tout de suite montré intéressé par la succession de ce généraliste. Il a donc déménagé à la maison de santé de Marolles (photo) sans que cela n’impacte les patients de Bonnétable puisqu’il reste trois médecins généralistes dans cette ville », argumente la vice-présidente.

Une veille permanente

L’inquiétude à Marolles-les-Braults est donc écartée. Mais l’élue le sait, d’ici trois ans, un médecin de Bonnétable va partir à la retraite. « Nous continuons donc nos recherches et nous maintenons notre veille. Que ce soit pour Marolles-les-Braults ou pour Bonnétable. Nous sommes également vigilants sur la situation à Mamers. C’est vrai, nos efforts ont porté leurs fruits mais on doit continuer à oeuvrer en ce sens car on peut très vite revenir à une situation de déficit de médecins généralistes sur le territoire ».

Géraldine Vogel entend également s’attaquer au problème du manque de dentistes et de kinésithérapeutes. « Il y a là aussi un certain déficit. Nous sommes donc également en veille sur ces deux domaines de santé », conclut la première vice-présidente.